Assemblée ancien ?

Cannabis thérapeutique : la vive réponse d’Olivier Véran à Frédérique Puissat

1 Nov , 2019  

Le député isérois répond à la sénatrice iséroise qui avait fustigé le buzz autour de son amendement visant à expérimenter le cannabis thérapeutique, dans le cadre du budget de la Sécu.

Le 25 octobre, le député isérois Olivier Véran (LREM), faisait voter son amendement visant à expérimenter le cannabis thérapeutique, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Cette victoire avait été largement médiatisée, et cela n’a pas échappé à la sénatrice iséroise Frédérique Puissat (LR).

Celle-ci a en effet vivement critiqué ce buzz. « Je suis surprise de voir que l’intégralité des discussions tourne autour d’un amendement qui va concerner de façon expérimentale 3 000 personnes », a notamment lancé la parlementaire, avant de souligner deux faits plus majeurs à ses yeux : le déficit du budget de la Sécu et la « sortie du modèle de la sécurité sociale tel qu’il avait été fondé en 1945 ».

« Madame la sénatrice, si la détresse de certains individus… »

Du coup, Olivier Véran a tenu à lui répondre dans une lettre.

Et le ton est assez cinglant : « Cette mesure concerne plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes à bout de nerfs, à bout de souffle, à bout de forces… car rongés à petit feu par des maux quotidiens que les traitements actuels ne permettent pas de soulager. Résumer l’expérimentation du cannabis thérapeutique à un simple buzz n’est pas digne de l’élue de la République que vous êtes. »

« […] L’expérimentation de nouveaux traitements à base de cannabis médical peut soulager des patients en situation d’impasse thérapeutique, bien que nous soyons conscients que les solutions miracles n’existent pas. Mais s’il y a bien un miracle qui peut préserver une vie, c’est avant toute chose l’espoir. Cet espoir qui se retrouve dans l’intonation d’une voix fébrile vous contant l’atrocité des douleurs continues qui font de son quotidien un insupportable périple. Cet espoir que vous détectez dans les yeux d’un patient lorsqu’il raconte avoir tout perdu à la suite d’un accident de la route, y compris sa mobilité, emprisonnée par la douleur. »

« […] Madame la sénatrice, si la détresse de certains individus qui vous entourent dans les transports en commun, que vous frôlez en marchant sur le trottoir, avec qui vous échangez sur un marché, à qui vous souriez à la caisse d’un magasin, ne vous alerte pas, j’en suis sincèrement navré. Mais ne me reprochez pas d’y être extrêmement sensible. »

Lire l’article sur le site du Dauphiné Libéré

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