Assemblée ancien ?, Un peu de politique

Des salles d’injection supervisée, évidemment !

5 Fév , 2013  

La France est en passe de rattraper son retard en matière de prévention et d’accompagnement des conduites addictives, notamment pour ce qui concerne la consommation de dérivés opiacés.

Prenons l’exemple des salles d’injection ou de consommation supervisées, couramment (mais à tort) appelées « salles de shoot ». De quoi s’agit-il ? De lieux identifiés, sécurisés, avec du personnel qualifié, qui ne fournit pas de drogue mais encadre la consommation d’un toxicomane, teste la qualité du produit, stérilise le matériel, intervient en cas de troubles du comportement, prévient le risque d’overdose, organise une politique de prévention sanitaire.

La Suisse a autorisé ce type de structure il y a 20 ans ! Et un référendum visant à les interdire a été rejeté par 70% de la population en 1997. Pour quelles raisons ?

–         les salles sauvent des vies : baisse de 80% de la mortalité liée au SIDA, chute du nombre d’overdoses.

–         les salles participent à maintenir la sécurité dans les villes : baisse de 70% de la petite criminalité liée à la consommation de drogue, réduction drastique du nombre de seringues usagées dans les rues.

Qu’opposer alors comme argument contre une évolution de notre législation, si ce n’est l’éternel refrain du tout répressif, qui a montré en de multiples occasions sa totale inefficacité ? Ce que la Suisse a fait il y a 20 ans avec succès, la France peut le faire à son tour !

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