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Nutri-Score : Olivier Véran refuse d’abandonner ce combat – Le Dauphiné Libéré

28 Mai , 2018  

Dimanche, au terme d’un débat très animé, l’Assemblée nationale a refusé d’inscrire dans la loi l’étiquetage Nutri-Score. L’amendement sur ce point, qui était porté le député isérois Olivier Véran (LREM) et défendu par d’autres «marcheurs» ainsi que des MoDem et LFI, visait à rendre obligatoire la mention du Nutri-Score (étiquetage avec un code couleur) sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires.

Dimanche, au terme d’un débat très animé, l’Assemblée nationale a refusé d’inscrire dans la loi l’étiquetage Nutri-Score. L’amendement sur ce point, qui était porté le député isérois Olivier Véran (LREM) et défendu par d’autres «marcheurs» ainsi que des MoDem et LFI, visait à rendre obligatoire la mention du Nutri-Score (étiquetage avec un code couleur) sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires.

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert était opposé à une telle mesure obligatoire, invoquant une possible discordance avec le droit européen. Mais il n’était pas le seul, puisque de nombreux dirigeants de chaînes de télévision avaient adressé, le 10 mai, une lettre au gouvernement et à plusieurs députés, pour s’opposer fermement aux “restrictions relatives à la publicité alimentaire dans les médias”. Ils considéraient que cette “simple mention nutritionnelle” risquerait… de faire fuir leurs annonceurs.

Ce lundi, le parlementaire nous a fait part de sa déception. «Ce fut une grosse bataille, donc forcément je suis un peu déçu. Il y a eu une forte pression des lobbies aussi. Mais ce qui a fait pencher la balance, c’est deux arguments pour lesquels j’ai échoué à convaincre: un risque mineur de procédure devant la cour de justice de l’Union européenne et la peur que l’obligation dans la pub démotive les industriels volontaires pour appliquer le Nutriscore sur leurs emballages. C’est dommage car ce que nous voulions, c’est donner une information aux consommateurs. L’information, c’est la base de la prévention. Or, il faut se rendre compte que l’obésité est une épidémie. Les Français ne sont pas assez informés des dangers que présentent certains plats tout près. Quand la pub nous dit “mange les céréales Frosties et “le Tigre est en toi”, elle oublie de préciser que c’est 50 grammes de sucres ajoutés et 30 grammes de graisse saturée pour 100 grammes de ce produit. Quand un autre paquet de céréales nous fait croire, en dessinant sur son emballage une silhouette amincie, qu’on va perdre du poids en les mangeant, c’est faux. Quand on sait qu’un enfant exposé aux publicités vantant des produits hautement caloriques mange en moyenne plus de 340 calories par jour qu’un autre enfant, il y a un moment où il serait bon de donner la vérité des faits. Je ne parle pas d’interdiction mais d’information, car le consommateur reste libre d’en acheter. Ou pas”

Olivier Véran assure maintenant qu’il ne va pas lâcher le morceau et qu’il trouvera une solution pour revenir à la charge, “car il en va de la santé publique”.

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