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Obésité : les adolescents français de plus en plus gros, selon une étude du ministère de la Santé – France Bleu

28 Août , 2019  

Un quart des adolescents français souffre de surcharge pondérale ou d’obésité. Voilà le bilan établi par le Ministère de la Santé, qui publie ce mercredi les chiffres fournis par les enquêtes nationales de santé, menées dans les collèges de France. Des résultats en hausse par rapport à 2009.

L’étude réalisée par la DREES (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) s’est penchée en 2016 et 2017 sur un échantillon d’élèves de troisième. Les collégiens ont bénéficié d’un examen de santé accompagné d’un entretien centré sur leurs habitudes de vie.

Résultat : 18 % de ces adolescents sont en surcharge pondérale et 5 % sont obèses. Des chiffres en hausse par rapport à la même enquête publiée en 2009.

La surcharge pondérale représentait 17% et les cas d’obésité moins de 4%. L’étude montre également que ce taux de surcharge est plus élevé pour les filles (20 %) que pour les garçons (17 %), la différence selon le sexe n’étant toutefois pas significative pour l’obésité.

De fortes inégalités sociales

Autre enseignement de l’étude : ces évolutions sont marquées par d’importantes inégalités sociales. 24 % des enfants d’ouvriers sont ainsi en surcharge pondérale et 8 % sont obèses, contre respectivement 12 % et 3 % des enfants de cadres.

L’étude s’est également intéressée à l’activité physique de ces collégiens, ainsi qu’à leur état de santé. On y apprend ainsi que le proportion de ceux qui n’ont aucune dent cariée s’élève à 59 % pour les enfants d’ouvriers, contre 77 % pour ceux des cadres.

L’importance des repas à heure fixe

En classe de troisième, 63 % des collégiens déclarent prendre un petit déjeuner tous les jours. Ce pourcentage est en baisse par rapport à 2009, où il s’élevait à 68 %. Les habitudes à l’égard de ce repas sont fortement différenciées selon le sexe, les filles déclarant moins souvent en prendre un quotidiennement : 57 %, contre 69 % pour les garçons. Elles sont aussi deux fois plus nombreuses à n’en prendre que rarement ou jamais. Dans ce cas également, des disparités s’observent selon l’origine sociale de l’élève, les enfants d’ouvriers étant deux fois plus nombreux à déclarer ne prendre un petit déjeuner que rarement ou jamais.

Concernant le repas du midi, 29 % des élèves de troisième ne fréquentent la cantine que rarement ou jamais, cela concerne la moitié des élèves filles ou fils d’ouvriers et 16 % des enfants de cadres. L’étude estime que “le manque d’activité physique, un temps élevé passé devant les écrans et des prises de repas irrégulières (pouvant induire du grignotage) sont autant de facteurs de risque individuel dont l’association favorise la prise de poids chez l’adulte, comme chez l’adolescent”.

 

Lire l’article sur le site Francebleu.fr

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