Mon parcours

  • Marié, 37 ans, 1 fils de 7 ans, 1 fille de 4 ans.
  • Né et habite Grenoble depuis 1980.

Médecin neurologue hospitalier au CHU de Grenoble, j’ai assuré la responsabilité d’une unité ambulatoire, l’hôpital de jour de neurologie, qui accueille plus de 3000 patients chaque année.
J’étais auparavant assistant chef de clinique en unité de soins intensifs de neurologie vasculaire (prise en charge des accidents vasculaires cérébraux).

J’ai effectué des enseignements à la faculté de médecine de Grenoble.

J’ai vécu des années de médecine engageantes et enrichissantes. Au-delà de l’apprentissage de la pratique médicale, j’ai saisi et provoqué des opportunités qui m’ont permis d’inscrire cette pratique dans les contextes et les enjeux politiques qui en forment l’exercice.

Elu premier Vice-président et porte-parole de l’Inter Syndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH) en 2008, j’ai exercé un mandat en lien rapproché avec les principales instances en charge des questions de santé, mais aussi des associations d’usagers, des syndicats, des élus, et des médias. J’ai pu constater l’attachement profond des français, usagers comme professionnels de santé, à un système égalitaire et solidaire.

J’ai suivi un Executive Master en gestion et politique de santé à Science po Paris, qui m’a fait acquérir des clefs de lecture permettant de faire le lien entre mon expérience clinique et mon engagement au service de la santé publique.

Toujours investi dans le secteur associatif, j’ai souhaité défendre les valeurs qui sont miennes sur le terrain politique.

À l’occasion des élections législatives de 2012, j’ai été suppléant de Geneviève Fioraso, nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche puis réélue. Je suis donc devenu député et ai siégé à l’Assemblée nationale du 22 juillet 2012 au 5 avril 2015.

La même année, en 2015, j’ai été élu conseiller régional à la région Auvergne-Rhône-Alpes, mandat que je continue aujourd’hui d’exercer.

Pendant ces trois années de mandat parlementaire, J’ai pris position en faveur de l’ouverture expérimentale à Paris d’un site d’injection supervisée (salle de shoot), j’ai défendu le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), ainsi que l’ouverture du droit de vote des étrangers aux élections locales. À l’instar de plusieurs collègues députés, j’ai souhaité faire œuvre de transparence et ainsi publié l’utilisation de ma réserve parlementaire.

Le Premier ministre m’a chargé, en mars 2013, d’une mission sur la filière sang en France, au cours de laquelle je me suis engagé pour le don du sang éthique, anonyme, gratuit, volontaire. Par la suite, j’ai fait voter un avantage fiscal pour les laboratoires respectant le don éthique, et la création d’un label éthique pour les produits sanguins éthiques. La lutte pour la fin de la discrimination des homosexuels du don du sang que nous avons mené, a abouti en avril 2015 à l’adoption à l’unanimité du parlement à un amendement UDI à la loi de santé allant dans ce sens.

En juillet 2013, j’ai été rapporteur pour avis de la loi portant réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, et travaillé sur le mode d’entrée dans les études de santé.

Quelques mois plus tard, en décembre de la même année, j’ai publié un rapport sur l’emploi médical temporaire à l’hôpital dans lequel j’ai tenu à tirer la sonnette d’alarme sur l’impact sanitaire et financier du recours croissant aux médecins intérimaires, en lien avec une attractivité hospitalière en berne.

En 2014, j’ai été nommé rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2015 concernant le volet assurance maladie. Nous y avons notamment défendu la création des hôtels hospitaliers, ainsi que la suppression des franchises médicales pour les français vivant sous le seuil de pauvreté.

J’ai également rapporté, en 2015, le volet prévention et promotion de la loi de modernisation de la santé, comprenant le plan anti-tabac, la lutte contre le binge-drinking et les salles de consommation à moindres risques. Je me suis particulièrement mobilisé contre les troubles nutritionnels, avec des moyens nouveaux pour prévenir et soigner les malades d’anorexie, et fait voter un amendement visant à interdire de recourir à des mannequins en état de dénutrition manifeste. Ce travail a abouti sur la mise en application de deux décrets de la « loi mannequin » entrés en vigueur au 1er octobre 2017 (obligation d’accompagner les photographies à usage commercial de la mention « photographie retouchée » et obligation de délivrer un certificat médical).

Enfin, en 2016, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, m’a chargé du pilotage du comité de réforme du mode de financement des établissements de santé.

M’engager auprès d’Emmanuel Macron, à l’occasion des élections présidentielles de 2017, en tant que référent santé de son programme, s’est inscrit pleinement dans cette volonté de faire évoluer la politique et ses pratiques en France.

Lors des élections législatives de juin dernier, j’ai été élu député avec près de 69% des voix. Dès mon retour sur les bancs de l’Assemblée nationale, j’ai été élu au poste de Rapporteur général de la Commission des affaires sociales, et notamment de l’ensemble du PLFSS (le budget de la Sécurité sociale). Mission que j’ai acceptée avec honneur pour le quinquennat à venir.

Député de la 1ère circonscription de l’Isère, j’ai choisi de me consacrer pleinement à mon mandat de parlementaire. A l’exception d’une matinée par semaine réservée aux consultations publiques à l’hôpital pour les patients dont je suis le neurologue traitant, je partage ma semaine entre l’assemblée nationale et le territoire qui s’étend du bassin Grenoblois vers le Grésivaudan.