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Retour sur quelques “fake news” autour de la Sécurité sociale !

5 Juil , 2018  

Il n’a jamais été question de supprimer la sécurité sociale dans la constitution ! Retour sur 24 heures d’emballement, fakes, attaques personnelles, injures et menaces sur les réseaux sociaux.

En cause ?
Un amendement à la réforme constitutionnelle adopté jeudi dernier, sans soulever le moindre débat parmi les groupes d’opposition, qui vise à étendre le périmètre de la loi de financement de la sécurité sociale à la protection sociale.

L’enjeu ?
Élargir le périmètre de la sécurité sociale pour y intégrer les nouveaux risques sociaux auxquels sont confrontés les Français, avec au premier chef le risque dépendance, pour que la perte d’autonomie des personnes âgées fasse d’avantage appel à la solidarité nationale.

La méthode ?
Transformer la loi de financement de la sécurité sociale en loi de financement de la protection sociale, dont la définition renvoie en droit social à un périmètre plus large que celui de la sécu. Il s’agit donc bien de renforcer l’autonomie du budget de la sécu par rapport à celui de l’Etat, et de permettre aux parlementaires de débattre de tous les enjeux de la protection sociale.

Le fake ?
Des élus communistes dénoncent la suppression de la sécurité sociale dans la constitution, alors que la sécurité sociale figure toujours inscrite dans le marbre de la constitution, article 34 alinéa 17, sans aucune modification. Seul le périmètre de l’examen du budget par les députés change, pour, au contraire, s’élargir.

Propagation du fake.
L’Humanité titre mercredi ” le jour où ils ont décidé d’effacer la sécurité sociale “, sans même avoir pris la peine de m’appeler… Un autre journaliste tweete que la majorité remplace sécurité sociale par protection sociale dans le but de la privatiser. L’ayant appelé, je l’entends me répondre après 10 minutes de conversation qu’il va faire expertiser mon amendement… signe qu’il n’en avait pas pris la précaution au préalable. Côté presse de droite, Atlantico affirme au contraire que mon intention cachée est l’étatisation de la sécurité sociale. Libéralisation débridée d’un côté, étatisation de l’autre, mais rigueur nulle part…
Comme d’habitude, les haines les plus sordides se déchainent sur Twitter en conséquence. On a quand même un tout petit problème de tempérance et de mesure, mais ce n’est pas nouveau. De là à considérer que cela doive faire partie du job, je ne m’y résous pas.

L’issue
Comme il n’a jamais été question de supprimer la sécurité sociale dans la constitution, et comme ça va parfois mieux en le redisant, j’ai avec mon groupe parlementaire pris la décision de réécrire l’amendement pour le repréciser. En pratique, la loi de financement de la sécurité sociale gardera donc son nom et son périmètre pourra être élargi à celui de la protection sociale obligatoire. Les mots changent, la portée demeure, à savoir que si cet amendement est adopté, la sécu en sortira plus forte. C’est ce qui a fondé mon engagement en politique, la sécurité/protection sociale.

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