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Une journée aux côtés d’associations grenobloises au travail remarquable !

16 Mar , 2018  

Au lendemain de la remise du rapport pauvreté à la Ministre de la santé, j’ai passé hier la journée aux côtés des bénévoles d’un collectif de 18 associations grenobloises, présidé par Jean Maffre et Hélène Betz.


Un déjeuner au fournil avec une centaine de personnes en situation de grande précarité qui y déjeune tous les jours de la semaine, grâce au soutien de la banque alimentaire. Merci à l’équipe de cuisine et aux nombreux bénévoles, qui travaillent dans des conditions franchement « sommaires » et qui s’inquiètent de la pérennité du fournil alors qu’ils vont devoir trouver très vite un autre lieu. J’écrirai dès lundi en ce sens au maire de Grenoble.


Puis j’ai pris le café avec des femmes en grande précarité elles aussi, à l’association femmes SDF. Le récit des parcours de vie qui peuvent conduire à la rue en dit beaucoup sur l’évolution de notre société. Merci à Mme MOTTE et son équipe pour leur dévouement.

J’ai continué par une visite de l’association Point d’eau, à l’île verte. Chaque année, près de 30 000 passages de SDF pour un petit-déjeuner, une douche, une pause au contact d’une équipe motivée et d’acteurs sociaux.


Enfin un temps d’échange à l’accueil SDF Vieux temple, en présence des représentants des associations du collectif : la
Banque alimentaire, les restos du cœur, le secours catholique, le diaconat protestant, Vinci Samu social, Magdalena, le café Nicodème, Episol… Chacune a ses particularités : maraude, soupe, douche, repas, accès aux droits, bagagerie, avec une chose en commun : un engagement sans faille des bénévoles au service des plus précaires. Merci et bravo à eux! Pour terminer, nous avons discuté de la loi asile et immigration, et des propositions que je souhaite mettre en avant.


Cette journée m’a permis de renforcer plusieurs convictions. D’abord, l’afflux de migrants à Grenoble, ville dont la préfecture centralise les demandes d’asile pour 5 départements, met en tension les capacités des associations à répondre à toutes les demandes. Certains constats relatés hier sont à ce titre terribles… La loi asile prévoit par son article 9 une meilleure répartition sur le territoire national des demandeurs d’asile, de façon à mieux exploiter les structures d’accueil et éviter justement cet effet de saturation observé dans certaines métropoles. Sur ce point, l’assentiment général des associations présentes m’a paru très favorable.


Ensuite, il n’est pas normal que des bénévoles se sentent en situation d’insécurité juridique lorsqu’ils viennent en aide à des personnes se trouvant sur le sol français, même en situation irrégulière. Cela renvoie à ce qui est couramment désigné comme le “délit de solidarité”, sujet sur lequel je travaille en vue de clarifier la loi.


Enfin, je ne veux pas ici polémiquer, mais l’accompagnement de certaines associations par la municipalité a fait l’objet d’interrogations, disons, fournies… plus facile sans doute de se défausser en permanence sur l’Etat que d’aller au contact et chercher localement des solutions…


A nouveau, merci aux acteurs de terrain pour ces expériences précieuses dans l’exercice de mon mandat parlementaire.

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