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Usage médical du cannabis : six questions sur l’expérimentation qui s’annonce

10 Oct , 2019  

La France va-t-elle autoriser le « cannabis médical » ?

Le député LREM Olivier Véran plaide pour « cet apport thérapeutique supplémentaire ». Mardi, ce neurologue défendra un amendement en ce sens, préconisant une « expérimentation encadrée ».

Repères

Que dit l’amendement d’Olivier Véran ?

Ce neurologue, député LREM de l’Isère, souhaite qu’à partir du 1er janvier 2020, « à titre expérimental et pour deux ans » , l’État autorise l’usage médical du cannabis. A priori , l’Assemblée devrait le soutenir.

Pour qui ?

Cette expérimentation pourrait concerner 3 000 patients « non soulagés par les thérapeutiques disponibles » , souffrant de scléroses en plaques, d’effets indésirables des chimiothérapies, de certaines douleurs chroniques… Tous seront suivis de près par des médecins formés en amont. « Il existe, aujourd’hui, des milliers de Françai s sans soluti on face à leurs douleurs, note Olivier Véran. Les dérivés du cannabis peuvent donc constituer un apport thérapeutique supplémentaire. »

Du cannabis, mais sous quelle forme ?

Des huiles, des tisanes, des fleurs séchées à mettre dans un vaporisateur… « Ce traitement encadré sera fourni en pharmacie hospitalière, puis en officine de ville. Ce cadre expérimental permettra de financer les coûts d’achat des produits, de la création d’un registre de suivi des patients, de l’exploitation scientifique de l’expérimentation … »

Des patients utilisent-ils déjà du cannabis en traitement ?

L’interdiction, en France, de l’usage médical du cannabis est régulièrement contournée. Des patients s’en procurent par le biais de trafic, par autoproduction ou dans des officines étrangères (au Pays-Bas, notamment), souvent sur prescription médicale que les praticiens français sont habilités à faire. « C’est un paradoxe qu’il faut lever ! Faute d’accompagnement, ces pratiques individuelles font courir des risques importants aux malades, tant sur le plan pénal que sanitaire », rappelle Olivier Véran.

Y a-t-il des risques d’addiction ?

Olivier Véran les juge faibles. « L’expérimentation, j’insiste, sera très encadrée. En tant que médecin, je suis contre l’usage récréatif du cannabis, pouvant avoir des effets graves sur la santé. Le « cannabis médical » concernera des malades en impasse thérapeutique. » L’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé, ainsi que le Comité scientifique spécialisé temporaire qu’elle a constitué, ont donné un avis positif à cette expérimentation.

 

Lire l’article sur le site de Ouest France

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